Pour ce deuxième jour de repos, un peu plus d’activité qu’hier, mais pas de vélo ! Au programme, randonnée à Hornstrandir, une réserve naturelle tout au nord, accessible uniquement par bateau.

Le plan est bien ficelé, prendre le bateau le matin, qui nous emmène à Hornvik, traverser la réserver et reprendre un autre bateau le soir depuis un autre fjord. 11km, 500m de dénivelé, avec plus de 5h devant nous ça devrait permettre de le faire sans trop se presser.





Par contre pour la balade… À peine sortis du port on se rend compte que ça n’est pas la méditerranée ici, et ça secoue beaucoup ! Les vagues ne semblent pas énorme mais le petit bateau bouge beaucoup. Au bout de quelques vagues trop grosses on décide de rentrer pour ne pas être trempés avant notre balade.

… Très mauvaise idée, ça rend très vite malade à l’intérieur. Je ressors vite fait à l’extérieur avec un sac en papier, et me trouve un coin à peu près à l’abri des éclaboussures.
Après 3h de voyage houleux (le capitaine nous a dit que c’était des conditions faciles aujourd’hui, et que la semaine dernière il avait mis entre 4 et 5h à atteindre Hornvik!), nous voilà arrivés au camping… En zodiac ! Pas de port ici.


Arrivés au camping, petit pique nique vite fait parce qu’on est frigorifiés (les 3h dans le vent du bateau n’ont pas aidé).

Nous voilà donc partis, tout tranquillement parce que tout le monde (le ranger en ville et le capitaine du bateau) nous a dit que la rando était super facile, que 3h suffiraient,… Donc départ tout mou, avec beaucoup de pauses photo. Pas d’inquiétude du tout pour le bateau de 17h30 de l’autre côté (et seul de la journée) (bon, écrit comme ça vous le sentez sûrement un peu venir.. Mais pas nous !)






Le sentier n’est pas très sec, voire carrement un marécage par endroit. On fait ce qu’on peut pour ne pas tremper nos chaussures pas super étanches, et nos grosses chaussures de rando nous manquent vite.

Le sentier devient raide, mais la vue sur la plaine vaut l’effort !

Ensuite, ça sera faux plat montant dans les cailloux jusqu’au col. Le sentier devient un peu moins facile à suivre, mais est indiqué au loin par des gros cairns.













Le chemin est parfois très difficile à suivre, on le perd régulièrement. Mais entre les cairns et la montre gps, on arrive toujours à le retrouver, non pas sans quelques détours.







Je commence à surveiller un peu l’heure et accélérer le pas, on a encore pas mal à descendre.


Oui sauf que.. Vraiment l’heure tourne. À 17h, 30min avant le rendez-vous du bateau, il nous reste encore 3,5km. On accélère encore, mais pas assez. On fait 500m en 15min, ça ne va pas suffire.

17h15, on commence à courir, pas le choix si on veut tenter d’avoir le bateau. On n’a pas vraiment de quoi dormir là si jamais on le loupe. Mais on a pas trop la tête à penser à un plan B non plus, il faut se concentrer pour poser les pieds aux bons endroits.
Une fois en bas.. 17h30. Mais on n’est pas arrivés, il nous reste à longer la plage par un marécage. Nos pieds s’enfoncent, on glisse. Plus le temps non plus de garder les pieds secs. Ni de vraiment suivre le sentier, quand on hésite, on coupe tout droit. Tant pis pour les pieds mouillés.
Le relief nous cache le fjord, impossible de savoir si le bateau qu’on voyait au loin est arrivé ou pas. On prie pour qu’il nous attende au moins 15min. Au detour d’une bosse, je vois le bateau, deja là. Je regarde ma montre, encore 700m. Ça va pas le faire. J’accélère, tant pis Chloé dormira ici (:p). Je tombe plusieurs fois dans la boue, mais à la bosse suivante, j’aperçois le canoë en train de repartir de la plage, et plus personne sur la plage. Ils ne sont pas du tout en train de nous attendre. Je fais des grands signes et.. La pilote me voit ! Elle fait demi tour et se gare à mon niveau.
Ouf. On va l’avoir. Je glisse encore une fois dans la descente vers le bateau. Mais on va l’avoir.
Essoufflé, j’enfile un gilet de sauvetage, m’excuse mille fois auprès de la pilote qui est toute souriante, qui me dit que heureusement qu’on porte des vêtements visibles, sinon elle ne nous aurait pas vu. Le temps que je monte dans le zodiac Chloé arrive et monte à son tour. On embarque ensuite dans le bateau, on s’effondre sur une banquette et on savoure le retour. On l’a eu. En prime, le bateau est très confortable et le retour beaucoup moins mouvementé que l’aller.

On préfère ne pas trop envisager si on était arrivés quelques secondes plus tard sur la dernière colline…




Avec tout ça, on est repartis dans les lessives ! Les pantalons et les chaussures sont tous gadouilles… On espère que ce sera sec demain !

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