
Au lieu de profiter d’un journée de repos au bain chaud, on repart aujourd’hui pour la suite de l’itinéraire. Nos jambes vont bien, on s’est reposés et on veut éviter du gros vent prévu pour demain.
Avant de partir, Etienne veut se baigner à la plage… Eh oui, il y a une plage géothermale ! On a repéré le lieu hier soir, c’est très joli.




À côté de la piscine, il y avait même une rivière géothermale !



Alors ce matin, Etienne y va en maillot de bain et moi armée de mon appareil photo pour immortaliser le moment !



Après cette petite expédition, il est temps de partir !

Au programme, tourner autour d’un fjord puis grimper une côte longue et peu raide. Pas vraiment d’objectif, on s’arrête quand on est fatigués.
Mais avant, on continue notre découverte de ce coin et on va voir l’ancienne piscine.




Le fjord en question est trèèèèès long. Genre interminablement long. Dans un sens, vent dans le dos, dans l’autre léger vent de face. Il n’est même pas joli, il n’y a pas de cascades !



On arrive enfin au pied de la côte vers 13h, pile poil pour déjeuner et prendre des forces. On est un peu embêtés par les mouches, depuis qu’on est dans les fjords, les beaux jours sont souvent accompagnés de mouches. Ça peut être suffisamment chiant pour qu’on se réfugie à la cuisine du camping par exemple, ou pour qu’Etienne fasse des bruits bizarres. Je rigole en lui disant qu’on est un peu comme des vaches. Pour le déjeuner, on se tourne face au vent et on est relativement en paix.
On repart guillerets, en plus la météo annonce 18°C, il fait chaud !

La côte n’est pas très raide, mais dès qu’on roule à moins de 15 km/h, c’est le drame, on est envahis de mouches. On cherche des moyens de s’en sortir, baisser la tête, la secouer, souffler bruyamment … Des vaches quoi ! Etienne fond sous sa capuche, on tourne la tête pour être face au vent (ça ne marche pas quand le vent est de dos, c’est à dire les 3/4 du temps). On a du mal à profiter du paysage.



On arrive assez facilement (sans compter les mouches) à l’objectif minimum du jour, il est 15:30. Et il n’y a pas du tout de vent là où on s’arrête. Donc, plein de mouches. Nicole, il est où ton produit pour repousser les mouches sur les vaches ?? On a tenté l’anti moustique sans succès…

On continue d’avancer jusqu’à avoir un petit vent suffisant pour s’organiser. Que fait-on ? On est au milieu d’une zone humide immense et on n’a qu’une envie, déguerpir ! Alors on se dit en rigolant qu’on n’a qu’à faire comme hier, deux étapes en une. Et puis on regarde sérieusement…





Nous voilà donc partis, sans trop y croire pour une étape de plus de 80 km et le double du dénivelé d’hier (jours 25 et 26 de la carte). Quand on se décide, il ne nous reste que de la descente et du plat, la difficulté est déjà passée.

La descente se fait avec un vent de face pas horrible mais quand même présent. On le bénit ! Il fait fuire les mouches.
Finalement, au lieu d’arriver à Holmavik avec deux jours d’avance, on décide de se diriger vers Drangsnes, un village un peu plus au nord qui avait l’air joli. On l’avait enlevé de notre tour par manque de temps.. Hop le revoilà ! On trouve un bivouac plat et sans mouches, ce soir on est trop fatigués pour faire les difficiles !

Au moins demain, c’est que 20km de vélo et une récompense avec bain chaud. On pourra se reposer après ces deux énormes étapes !
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