Le vent de face

Ce qui devait arriver arriva.. Une journée où le vent n’est plus gentiment dans notre dos, mais dans notre face. La première étape du jour nous fait très peur: ressortir de la crique de Melanes par une pente de gravier très raide. Et avec 30 km/h de vent de face.

Et dans les nuages ! C’est pas drôle sinon.

La suite s’annonce plus facile (naïfs qu’ils sont..) puisque c’est à peu près plat, et normalement le vent devrait être de côté, plus de face (naïfs qu’ils sont…..)

Melanes nous offre quand même un joli panorama pour nous dire au revoir.

La côte commence pas trop mal, puisque la montagne nous abrite du vent pour le début ! Mais au détour d’un virage, woof, le vent de face nous arrête net. On tente de pédaler un peu, mais on se rend vite compte que la seule solution est de pousser le vélo.

Pour des raisons de sueur et de froid, pas beaucoup de photos de cette montée. La partie finale est presque plate, mais le vent de trois quart nous déséquilibre et nous empêche de vraiment monter sur le vélo.

Quand meme le selfie réglementaire du sommet ! (Pour la vue, se référer à celui d’hier, au même endroit)

La descente n’est qu’un demi soulagement. Au moins on a pas besoin de pousser nos velos, mais le vent et le manque de visibilité la rend lente. On arrive en bas trempés et frigorifiés.

Si si, on descend !
Enfin sortis du nuage !

Après une pause à l’abri d’un tas de pierre, on repart direction Hnjotur, notre destination du soir. En s’engageant dans le fjord mauvaise nouvelle, la pluie est toujours là, et le vent toujours de face. La route est à peu près plate, mais les rafales nous empêchent d’avancer à plus de 10km/h.

Quel bel été !

La route est longue, et on avance pas. Ces 15 derniers kilomètres en paraissent 50. On s’enferme dans nos carapaces de vêtements chauds, le cerveau part ailleurs, loin, et on pédale. Mode automatique.

Le paysage est plutot joli, mais entre la grisaille, le vent, la fatigue et le froid on a du mal à en profiter à fond

Je n’ai qu’une envie: arriver à la guesthouse et déjeuner au chaud. Mais à 14h l’énergie est vraiment faible, et il nous reste encore 8km. On trouve un abri du vent entre deux rochers pour la pause déjeuner express.

Le ventre plein, ça repart un peu plus motivé. Motivation vite sapée par le vent toujours aussi fort et dans la même (mauvaise) direction.

On a droit à une côte abritée du vent ! Elle paraît plus facile que les descentes en plein vent.
On en profite pour regarder la vue.

Enfin, la route tourne. Le vent est de trois quart, puis de profil, puis de dos ! Les derniers kilomètres sont un soulagement ! Encore des plages de sable fin, qui nous accompagnent jusqu’à notre chambre d’hôte.

Ouf, sauvés. Le gérant très gentil nous accueille, nous montre les lieux. Puis douche chaude, lessive et séchage !

Bien rangé !

Il ne nous reste plus qu’à nous détendre, profiter du calme, du chaud

Et d’un délicieux dîner ! Un des meilleurs jusque là !

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4 réponses

  1. Sylviane FROGER

    Ouh la la ! Quel courage ! On espère que ce sera la plus mauvaise étape de votre parcours ! Bon courage pour la suite !

  2. Sylviane

    Et merci de continuer à nous faire profiter du joli paysage malgré tout

  3. Moutot michel

    Du vent et du venir qui ne va pas cesser de vous contrarier, de vous obliger à pousser les vélos. Les sourires sont timides, gelés et les aventuriers total emmitouflés, frigorifiés, trempés, oh la belle journée. Méchants le vent, le broillard et la pluie ! Vous descendez, peut-être, on ne voit pas grand chose…et Oh Chloé « abritée dans les pierres. Très belle la mer, très beau le sable, mais non Chloé ne va pas y aller gambader!
    Sauvés, très mérité. Une jolie et confortable guest House, douche chaude, lessive, délicieux dîner. Très beau sourire de Chloé, ça va beaucoup mieux.

  4. Moutot michel

    Bon reste deux à vfaire…demain !

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