
Ce qui devait arriver arriva.. Une journée où le vent n’est plus gentiment dans notre dos, mais dans notre face. La première étape du jour nous fait très peur: ressortir de la crique de Melanes par une pente de gravier très raide. Et avec 30 km/h de vent de face.

La suite s’annonce plus facile (naïfs qu’ils sont..) puisque c’est à peu près plat, et normalement le vent devrait être de côté, plus de face (naïfs qu’ils sont…..)

La côte commence pas trop mal, puisque la montagne nous abrite du vent pour le début ! Mais au détour d’un virage, woof, le vent de face nous arrête net. On tente de pédaler un peu, mais on se rend vite compte que la seule solution est de pousser le vélo.
Pour des raisons de sueur et de froid, pas beaucoup de photos de cette montée. La partie finale est presque plate, mais le vent de trois quart nous déséquilibre et nous empêche de vraiment monter sur le vélo.

La descente n’est qu’un demi soulagement. Au moins on a pas besoin de pousser nos velos, mais le vent et le manque de visibilité la rend lente. On arrive en bas trempés et frigorifiés.

Après une pause à l’abri d’un tas de pierre, on repart direction Hnjotur, notre destination du soir. En s’engageant dans le fjord mauvaise nouvelle, la pluie est toujours là, et le vent toujours de face. La route est à peu près plate, mais les rafales nous empêchent d’avancer à plus de 10km/h.

La route est longue, et on avance pas. Ces 15 derniers kilomètres en paraissent 50. On s’enferme dans nos carapaces de vêtements chauds, le cerveau part ailleurs, loin, et on pédale. Mode automatique.

Je n’ai qu’une envie: arriver à la guesthouse et déjeuner au chaud. Mais à 14h l’énergie est vraiment faible, et il nous reste encore 8km. On trouve un abri du vent entre deux rochers pour la pause déjeuner express.

Le ventre plein, ça repart un peu plus motivé. Motivation vite sapée par le vent toujours aussi fort et dans la même (mauvaise) direction.


Enfin, la route tourne. Le vent est de trois quart, puis de profil, puis de dos ! Les derniers kilomètres sont un soulagement ! Encore des plages de sable fin, qui nous accompagnent jusqu’à notre chambre d’hôte.


Ouf, sauvés. Le gérant très gentil nous accueille, nous montre les lieux. Puis douche chaude, lessive et séchage !

Il ne nous reste plus qu’à nous détendre, profiter du calme, du chaud

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